Demande de reconnaissance de l’IGP Vin du Québec

IGP - Vin du Québec

L’association des vignerons du Québec a déposé, en application de la Loi sur les appellations réservées et les termes valorisants (c. A-20.03) et de l’Art.2, du Règlement sur les appellations réservées (c. A-20.03, r.2), une demande de reconnaissance de l’Indication géographique protégée (IGP) Vin du Québec auprès du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV).


L’appellation est demandée pour les vins embouteillés tranquilles, vins effervescents et vins liquoreux conformes au présent cahier des charges. Le vin blanc, le vin rouge, le vin rosé, le vin mousseux, le vin pétillant, le vin de vendange tardive et le vin de raisins passerillés sont inclus dans la demande de réservation.


Les vignerons du Québec se sont engagés dans une démarche de qualité visant à valoriser l’indication géographique dont ils défendent collectivement la réputation. Cette démarche de qualité a d’abord pris la forme d’une marque de certification en 2008. La reconnaissance officielle de l’indication géographique protégée Vin du Québec s’inscrit dans le prolongement de cette démarche. Dans un contexte de croissance du marché des vins québécois, l’indication géographique protégée sera un outil de promotion qui offre la possibilité de mieux communiquer aux consommateurs ce qui fait la spécificité des vins du Québec. De plus, elle assurera aux vignerons du Québec une protection intellectuelle de l’indication géographique et de sa réputation.

L’innovation variétale a été à la base du développement des vignobles du Québec. En effet, depuis les soixante-dix dernières années, le développement de cépages présentant à la fois une tolérance aux grands froids nord-américains, où la température hivernale peut fréquemment chuter à 30 °C sous zéro, et des caractéristiques gustatives et œnologiques intéressantes s’est développé dans le nord des États-Unis. Nombre d’entre eux ont été adoptés par les vignerons d’ici. De plus, les cépages Vidal, Seyval blanc et Maréchal Foch, plus tolérants aux maladies et aux ravageurs développés en France à la fin du 19e siècle ont été la pierre angulaire des balbutiements de l’industrie vinicole québécoise, lorsque les premiers vignobles commerciaux ont été implantés dans les années 1980. La France les avait elle proscrit dans les années 1950 et 1960.


La grande majorité des vignobles sont implantés avec des vignes rustiques ou semi-rustiques adaptés aux sols et au climat du site. Ainsi, les pratiques culturales ont dues être adaptées aux conditions spécifiques de production au Québec. Les cépages hybrides ont, en effet, des particularités culturales et organoleptiques qui limitent largement l’application des savoir-faire développés pour les cépages traditionnels de l’espèce Vitis vinifera. Ainsi, les vins produits ont un profil aromatique très diversifié à l’image des cépages utilisés.

 

Zone géographique proposée dans le cahier des charges

692
Demande de reconnaissance de l’IGP Vin du Québec

2015